ni une fée, ni une déesse grecque. Alors pourquoi vouloir ressembler à ce que je ne suis pas !?

Hier, j'ai vécue cette drôle de journée, cette journée où on rentre dans des magasins qui nous étaient secrètement interdit jusque là : les boutiques de robes de mariées. Accompagnée de maman et belle-maman, j'ai donc pénétré dans ce monde merveilleux. Enfin, le merveilleux version cheap, le merveilleux en plastique rose barbie. Première escale : Point Mariage, dernière escale : Complicité. Entre temps, on s'est gentillement fait jeter d'une autre boutique parce que l'équipe n'avait pas le temps de s'occuper de nous, il faut prendre RDV, là ils étaient bien trop occupés à papoter régime et vitamine C.

Point mariage :

Faut avouer que ça fait pas rêver, mais alors pas du tout ! Façade toute moisie (au sens propre) au fin fond de la ZAC d'Augny (j'aurai dû prendre une photo, zut !), éclairage au néon, et robes tassées sur des portants, on est loin de l'accueil en petit salon, avec macaron et coupe de champagne, lu sur d'autres blogs. La première vendeuse semble avoir autant envie de s'occuper de mon cas que moi de me faire arracher une dent. Heureusement, sa collègue prend vite le relais. Comme je ne sais pas ce que je veux (ou plutôt que je comprend rien à ce que je vois), elle me fait essayer différentes robes presque dans ma taille, qui ont d'après elle des coupes différentes pour que je me fasse une idée. Parce que non, on essaye pas ce qu'on veut. En magasin, chaque robe n'est représentée que par une ou deux tailles, ce qui limite vite le choix. Quand en prime, on ne fait pas du 38, on ne choisi rien, on enfile ce qui se présente. Donc voici l'échantillon : Roussillon, Lagos et Vence. En bonus track, une robe de chez Monsoon, reçue ce matin.

robes essayées

Portées par ces extra-terrestre qui rentre dans un 36 tout en mesurant 1m80, c'est pas moche, c'est sûr, mais déjà, c'est pas trop mon délire. Moi qui ai pour mon malheur déjà découvert Delphine Manivet, Jenny Packham, et autre Soeurs Waziers, je vois dans le catalogue de Point Mariage autant de rêve que dans le propectus alimentation de Cora. Mais bon, faut bien se faire une idée de ce qui est (presque) à portée de budget, et me voilà donc en sous-vêtements et jupon accompagnée d'une parfaite inconnue dans une cabine au format habituellement réservé aux personnes à mobilité réduite. Les robes ne ferment pas, alors elle joue des épingles dans mon dos. Le résultat est à la hauteur de mes espérances, je ne porte pas de robe, je suis portée par une robe, je ne suis plus qu'un accessoire dans un nid de polyester. Bon, ne soyons pas trop négatives, je me suis bien amusée, ainsi que maman et belle-maman, et j'aurai regretté de ne pas vivre ce moment. Par contre, au grand désespoir de belle-maman, ça confirme mon idée de base, ces robes, ce n'est pas moi, et je ne m'imagine pas une seconde vivre ne serait-ce que quelques heures dedans. A mon grand désespoir, ça a convaincue ma mère, ma coutière donc, qu'il me faut des baleines pour dompter mes rondeurs. (en bonus track, toujours la robe Monsoon essayée toute seule comme une grande dans le miroir)

essayage

 

Marions-nous

C'est THE boutique. Une boutique toute décrépie qui n'a pas changé depuis mon enfance, et justement ! C'est la vitrine où, enfants, ma cousine et moi choisissions nos futures robes. Et surtout, c'est la boutique de Metz qui propose quelques modèles Cymbeline, et dans ce monde de bustiers et de jupons, c'était sensée être ma bulle d'oxygène. RATE. La vieille peau qui nous a "accueillis" nous a sèchement envoyé bouler. En gros, elle a pas le temps, et puis c'est trop tôt, pour un mariage en septembre, faut venir en janvier, et prendre rdv. On a donc feuilleté les quelques catalogues qu'elle nous indique nonchalamment pendant que quatre de ses collègues taillaient la bavette. On quitte donc les lieux passablement énervées.

 

Complicité :

Bon, pas de photo, c'est pas autorisé, mais on a été merveilleusement accueillies par la jeune vendeuse retoucheuse, qui transmet ses rêves avec grâce. Environ une heure d'essayage, pour 4 ou 5 robes, dont une fort jolie, qui est la favorite de notre rêveuse. Je n'ai pas noté son nom, et pas moyen de m'en souvenir à présent. Plus tard peut-être. Par contre, Ici encore, finalement très peu de choix, et je n'ai pu fermé aucune des robes que j'ai essayé.